Ma grand-mère paternelle, Suzanne Boudreau

Suzanne Boudreau n’était pas une femme publique mais c’est elle qui m’a légué ses racines acadiennes. Je lui en suis très reconnaissante.

Ma grand-mère est née le 11 novembre 1877 à Havre-Aubert de l’union de Samuel Boudreau et d’Appoline Gaudet. Le 13 janvier 1902, elle épousa Clodomir Carbonneau à Havre-Aubert. De cette union naquirent neuf enfants Carbonneau:

  • Béatrice née le 16 octobre 1902. Elle décéda le 29 juin 1903.
  • Une autre Béatrice lui succéda le 6 décembre 1903
  • Mon père Cornélius vint au monde le 27 juin 1905
  • Suivront Hénédine qui est née le 25 novembre 1908
  • Claudia le 4 mai 1910
  • William le 13 juin 1912
  • Julienne le 17 juin 1914
  • Clémentine le 2 novembre 1916
  • et Françoise, la cadette née le 13 décembre 1918, précédera grand-mère dans la tombe le 15 octobre 1944.

Ma grand-mère Suzanne Boudreau était une grande dame au regard un peu triste. Excellente couturière, elle réussissait tellement bien les vêtements taillés dans du « vieux » qu’on en oubliait souvent la provenance. Et que dire de ses talents de cuisinière. Ses « galettes blanches » étaient tellement délicieuses qu’un jour, nous lui en avions fait boulanger deux fois dans la même journée. Il faut dire que c’était une fête lorsque nous l’avions comme gardienne.

Malheureusement elle décéda une veille de Noël, le 24 décembre 1946. Ce soir là mon père est arrivé à la maison en pleurant et demanda à ma soeur Noëlla et à moi d’aller à la messe de minuit pour la recommander aux prières des paroissiens de la paroisse Notre-Dame-de-la-Visitation de Havre-Aubert. Âgées de 12 et de 11 ans, Noëlla et moi avons fait le chemin à pieds du « Petit Ruisseau » jusqu’à l’église en tremblant de peur. Heureusement que grand-père Bouffard nous ramena à la maison en carriole. Les fêtes du Noël 1946 furent tristes pour la famille mais ma mère Aurélie Bouffard avait tenu à ce que les décorations de Noël restent accrochées aux fenêtres de notre maison pour ne pas perturber pour ses enfants.

                                 Lignée paternelle de Suzanne Boudreau

 

Michel Boudreau                              Port-Royal 1641                             Michelle Aucoin

 

Abraham Boudreau                         Port-Royal  1686                           Cécile Melanson

                                                                                                            (Charles et Marie Dugas)

 

François « Manne » Boudreau      Port-Royal 11 janv. 1717               Jeanne Landry

                                                                                                             (Claude et Marguerite Thériot)

 

François Boudreau                         Havre-Aubert 1772                        Marie Boudrot

                                                                                                             (Joseph et Marguerite Chiasson)

 

Lazare Boudreau                            Havre-Aubert  21 nov. 1809           Marie-Rose Vigneau

                                                                                                               (Jacques et Anastasie Cyr)

 

Benjamin Boudreau                      Havre-Aubert 10 janv. 1843            Luce Chiasson

                                                                                                             ( Louis et Anastasie Lapierre)

 

Samuel Boudreau                          Havre-Aubert 31 janv 1871              Appoline Gaudet

                                                                                                              ( Simon et Geneviève Boudreau)

 

Suzanne Boudreau                        Havre-Aubert 13 janv 1902              Clodomir Carbonneau

                                                                                                (Jean-Baptiste et Clémentine Corriveau)

 Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

                                                                                                                                         

Photos :

  1. Suzanne Boudreau (1877-1946)
  2. son mari Clodomir Carbonneau (1874-1947)
  3. sa fille cadette Françoise Carbonneau (1918-1944)
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décembre 13, 2017 at 2:16 Laisser un commentaire

La famille de François “Manne” Boudreau et de Jeanne Landry, famille pionnière des Îles-de-la-Madeleine

À l’arrivée des Miquelonnais aux Îles-de-la-Madeleine en 1792 ou en 1793, plusieurs familles étaient déjà installées aux Îles-de-la-Madeleine. (Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine pp. 71-77) À la suite de l’étude de documents découverts récemment, les historiens Georges Arsenault et Earle Lockerby en viennent à la conclusion que la famille pionnière des Îles-de-la-Madeleine est bien celle de François « Manne » Boudreau et de Jeanne Landry.

Cette famille demeurait à Tracadie, Île Saint-Jean jusqu’à la déportation de 1758. François « Manne » Boudreau et Jeanne Landry, âgés d’environ 70 et 63 ans, sont à cette époque parents de 12 enfants vivants, soit neuf filles et trois garçons. Sept de leurs enfants mariés (Marguerite, Jeanne, Joseph, Madeleine, Josèphe, Isabelle et Renée dite « la veuve Richard ») se retrouvent aux Îles en 1763. François, le plus jeune demeure toujours chez ses parents.

Les quatre autres enfants de François « Manne » Boudreau et de Jeanne Landry sont toujours à à l’Île Saint-Jean. Anne est à Moulin-à-Vent alors que Lisette, Charles et Judith sont à Tracadie.

Les fils de cette famille Boudreau prennent racine aux Îles-de-la-Madeleine.

Joseph avait épousé Louise Arseneau à Malpèque, Île Saint-Jean en 1752. Le couple avait trois enfants, Joseph, Marie et Modeste,  lorsqu’il est arrivé à Havre-Aubert. Par la suite, naitront aux Îles, Jean qui s’expatriera à Miquelon, Henriette, Marguerite et Brigitte.

François avait épousé Marie Boudreau à Havre-Aubert en 1772 et le couple aura six enfants, trois filles, Madeleine, Marie-Marthe et Anne ainsi que trois garçons, Lazare, Joseph et Joachim qui assureront la descendance de François et de Marie Boudreau aux Îles.

Quant à Charles, il rejoint ses frères aux Îles vers 1780. Il s’était marié à Marie-Madeleine Chiasson en 1755 et il était à l’Île Saint-Jean en 1763. Ses fils Louis et Firmin assureront sa descendance aux Îles-de-la-Madeleine. Sa fille Marie-Madeleine née à Miquelon en 1767, épousera Hyppolite « Paul » Vigneau à Havre-Aubert en 1794.

Aucune des filles de François « Manne » Boudreau et de Jeanne Landry ne prendra racine aux Îles. Elles se déplaceront avec leur famille respective à l’Île Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick ainsi qu’à Chéticamp au Cap-Breton.

La découverte de ces deux documents sur les Acadiens présents à l’Île Saint-Jean et aux Îles-de-la-Madeleine dans les années 1760 précise les dates d’arrivée des premières familles aux Îles-de-la-Madeleine dans Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine pp.71-77

Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

 Source : Les Acadiens à l’Île Saint-Jean et aux îles de la Madeleine dans les années 1760 par Georges Arsenault et Earle Lockerty  Les cahiers de la Société historique acadienne, Vol.47 numéro 3, Septembre 2016

novembre 30, 2017 at 10:26 2 commentaires

Acadiens habitant les Îles-de-la-Madeleine en 1763

Deux documents découverts récemment nous permettent d’apporter quelques précisions en ce qui concerne le peuplement des Îles-de-la-Madeleine par quelques engagés de Gridley dans Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine (pp. 67-70) et l’installation des premières familles dans l’archipel (pp. 71-77). Un document comprend la liste des Acadiens qui se trouvaient à l’Île Saint-Jean et aux Îles-de-la-Madeleine en 1763 et l’autre une liste d’Acadiens à l’île Saint-Jean en 1765. L’étude de ces listes a été faite par Georges Arsenault, et par Earle Lockerby deux historiens de l’Île-du-Prince-Édouard.

À la suite de l’étude de ces documents, les deux historiens constatent que le plus gros regroupement de familles acadiennes sur la liste de 1763 se trouvent aux Îles-de-la-Madeleine. On y compte 15 hommes, 16 femmes et 54 enfants regroupés dans 16 foyers pour un total de 85 individus. La liste des habitants des Îles-de-la-Madeleine est divisée en deux. Cela pourrait indiquer que les familles étaient regroupées sur deux îles, soit Havre-Aubert et Havre-aux-Maisons.

Il est mentionné dans la première partie de la liste intitulée « Isles de la magdelaine » les personnes suivantes :

  • Joseph Arseneau et Marguerite Boudreau, 7 enfants
  • François Boudrot et Jeanne Landry, 1 enfant
  • Charles Doucet et Jeanne Boudrot, 6 enfants
  • Joseph Boudrot et Louise Arseneau, 4 enfants
  • Paul Arseneau et Jeanne Bernard, 2 enfants

Dans  la deuxième partie de la liste intitulée « Magdelaine Isles » sont mentionées les personnes suivantes :

  • Alexandre Arseneau et « John » Jeanne Arseneau
  • Madeleine Boudrot, 5 enfants
  • Jacques Arseneau et Marie Poirier
  • Marie-Joseph Richard, veuve de Claude, 5 enfants
  • Claude Arseneau et Marie Comeau, 2 enfants
  • Claude Arseneau et Anne Arseneau, 1 enfant
  • Pierre Poirier et Anne Arseneau, 3 enfants
  • Jacques Haché et Josephte Boudreau, 7 enfants
  • Joseph Minik Haché et Anne Haché, 1 enfant
  • Jean Chiasson et Isabelle Boudrot, 1 enfant
  • Charles Poirier et « Magin » Landry, 4 enfants
  • La veuve Richard, 5 enfants

La plupart de ces familles demeuraient à l’Île Saint-Jean  (Malpèque, Tracadie et l’Étang des Berges). Les autres étaient des familles qui habitaient la région de Beaubassin en 1755.

D’après les recherches de Rose-Délima Gaudet 22 Acadiens auraient été parmi les engagés de Gridley vers 1765. (Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine pp.67-68)

Parmi les Arseneau, nous retrouvons deux Claude sur la liste de 1763, qui ne sont pas mariés à Marguerite Richard comme celui répertorié parmi les engagés de Gridley. Nous retrouvons aussi parmi les engagés de Gridley, un Joseph Arseneau marié à Marguerite Boudrot et il serait le fils de Pierre et de Anne Boudrot.

Parmi les Boudrot, François « Manne » Boudrot et Jeanne Landry étaient parmi les premières familles installées aux Îles en 1763 et ainsi que leur fils Joseph marié à Louise Arseneau. Ces familles habitaient les Îles à l’arrivée des Miquelonnais en 1792 ou en 1793.

Charles Doucet marié à Jeanne Boudrot était aux Îles en 1763 et on le retrouve parmi les engagés de Gridley.

Jacques Haché marié à Marie Josephte Boudrot était aux Îles en 1763 et l’on retrouve ses fils Jacques-Philippe, Joseph et Cyprien parmi les engagés de Gridley.

Pierre Poirier marié à Anne Arseneau était aux Îles en 1763, tandis que le Pierre Poirier parmi les engagés de Gridley. aurait été marié à Louise Caissie, Aussi Charles Poirier et Marguerite Landry étaient aux Îles en 1763, tandis que le Charles Poirier parmi les engagés de Gridley, aurait été marié à Marguerite Vigneau d’après Rose-Délima Gaudet.

Jean Chiasson et Isabelle Boudrot étaient aux Îles en 1763 tandis que le Jean Chiasson parmi les engagés de Gridley aurait été marié en secondes noces à Marie-Josephte Dugas lors de la signature de son contrat avec Richard Gridley, toujours d’après Rose-Délima Gaudet.

Une veuve Richard et ses cinq cinq enfants  habitaient les Îles en 1763. Était-ce la même qui s’était réfugiée à l’Île d’Entrée en 1793, d’après la liste rédigée par Coffin?

La majorité des familles qui habitaient les Îles en 1763 quittent l’archipel vers 1765, à l’exception de la famille de François « Manne » Boudreau et de Jeanne Landry. Elle peut être considérée  comme la famille pionnière des Îles-de-la-Madeleine. (À suivre)

Pauline Carbonneau auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

 Source : Les Acadiens à l’île Saint-Jean et aux îles de la Madeleine dans les années 1760 par Georges Arsenault et Earle Lockerby. Les cahiers de la Société historique acadienne, Vol.47, no 3, septembre 2016.

octobre 10, 2017 at 12:25 4 commentaires

Célébration de la Fête des Acadiens à Verdun : une tradition à conserver

L’Association des familles Thériault d’Amérique et la Fédération acadienne du Québec ont voulu s’associer pour dédier la grande messe du 13 août dernier à la mémoire de leurs ancêtres décédés pendant le Grand dérangement de 1755 à 1763 et à Mgr. Joseph-Arsène Richard. Des représentants du Mouvement social Madelinot se sont associés aux deux associations pour l’organisation de cet événement important pour tous les descendants d’Acadiens ainsi que pour la population en général.

Mgr. Richard a été le premier curé de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Douleurs où était célébré cette messe, de 1899 jusqu’à sa mort survenue en 1945. Joseph-Arsène Richard est né à Saint-Liguori de l’union de Simon et d’Éléonore Forest. Ses parents étaient originaires de Saint-Jacques l’Achigan, village peuplé par de nombreuses familles acadiennes qui s’y étaient réfugiés à la suite du Grand dérangement.

À son arrivée dans Verdun, Mgr. Richard ouvre la première église-école en 1900. Le 17 juillet de la même année, il est élu président de la commission scolaire et demeurera commissaire d’école pendant 32 ans. Il n’a pas hésité à encourager les institutrices qui ne trouvaient pas de travail dans leur patelin, particulièrement aux Îles-de-la-Madeleine, de s’expatrier à Verdun pour y enseigner.

Dès 1928, Mgr. Richard fut l’instigateur dans la fondation de l’hôpital de Verdun. On exigeait entre autre que les services soient bilingues dans cet établissement de santé. L’enseignement dans les écoles d’infirmières au Québec tout comme en Ontario était unilingue. On dut faire appel aux Acadiennes du Nouveau-Brunswick et des Îles-de-la-Madeleines qui, pour la plupart avaient suivi leurs cours à Moncton dans les deux langues officielles. Par la suite les Acadiens des Îles-de-la-Madeleine, du Nouveau-Brunswick et d’ailleurs ont été privilégiés pour occuper des emplois dans d’autres domaines à ce centre hospitalier.

Mgr. Richard a aussi contribué pour beaucoup au choix de Verdun comme lieu de résidence des Acadiens. L’immeuble bâti en face de l’église, a été construit vers 1920 par le sénateur Liguori Béïque un importanr homme d’affaire Canadiens-français. Mgr. Richard lui demanda d’en faire une maison de chambres pour des jeunes hommes surtout d’origine acadienne; l’immeuble comprenait également des logements pour des familles.

Des célébrations pour souligner la fête de Notre-Dame de l’Assomption, patronne des Acadiens ont été organisées par Mgr. Richard à Verdun vers 1915. Pourquoi ne pas choisir Verdun comme lieu de célébration de la Fête des Acadiens sur l’île de Montréal? Le passé tout comme le présent justifie ce choix.

Tous les Acadiens présents à la messe auxquels se sont joints  des Verdunois ont manifesté bruyamment leur présence au mini-tintamarre sur le parvis de l’église. À continuer avec plus d’ampleur l’an prochain et les années à venir.

Pauline Carbonneau, membre du la FAQ et du MSM.

septembre 5, 2017 at 5:29 Laisser un commentaire

Félix à Aristide à Samuel Boudreau de Havre-Aubert

Félix Boudreau est né à Havre-Aubert le 27 juin 1922. Il était le fils d’Aristide et d’Hortense Boudreau, tous deux descendants de François « Manne » Boudrot et de Jeanne Landry, l’une des premières familles de Boudreau à s’établir aux Îles. Il est le dernier des quatre garçons et l’avant-dernier de cette famille de huit enfants.

Ses études élémentaires se complètent à l’école Sacré-Cœur # 8 que l’on surnommait « l’école d’en haut ». En 1939, le jeune Félix Boudreau se dirige vers l’Académie Saint-Pierre de Lavernière où il obtint un diplôme d’un cours  commercial en 1941. Durant ses années d’études, il travaillera comme aide-pêcheur durant l’été.

Avant de trouver un emploi dans son domaine, Félix retournera travailler pendant deux ans comme pêcheur, pour ensuite naviguer dans les eaux internationales sur les bateaux de la marine marchande pendant la deuxième guerre mondiale. Il ira même jusqu’aux Bermudes. Par la suite, il fera un court séjour à Baie Comeau sur la Côte-Nord pour y travailler comme bûcheron. Il retournera à la navigation pour la CTMA sur le bateau Havre-Aubert  qui assurait la liaison entre les Îles, Québec et Montréal.

Enfin, il obtiendra un poste à la Coopérative des pêcheurs de Havre-Aubert comme assistant-gérant pour ensuite occuper le poste de gérant pendant 28 ans.

À la suite de la fermeture de la Coopérative des pêcheurs, Félix Boudreau travaillera en 1973 comme comptable pour la National Sea Products pendant douze ans Il terminera sa carrière de gestionnaire aux Crustacés des Îles. Ayant pris sa retraite du domaine des pêcheries,  il occupera un emploi pour Transport Canada comme maître de port et gardien de quai.

Le 30 décembre 1953, Félix Boudreau épouse Marie-Marthe Bouchard, veuve de Joseph Cormier. Les nouveaux mariés demeureront pendant l’hiver chez Lucien Cormier, le beau-père de Marie-Marthe, Au printemps le couple s’installera dans la maison nouvellement construite par Félix et ils amèneront avec eux Denise Boudreau la deuxième fille de William et d’Antoinette Cormier décédée en juin 1951, quelques mois avant que Marie-Marthe perde son premier mari, Joseph Cormier. Denise demeurera avec Félix et Marie-Marthe jusqu’à ce que son père se remarie.

Félix Boudreau et Marie-Marthe Bouchard auront cinq enfants : Lucie née en 1954, Simone en 1955, deux jumelles Colette et Ginette en 1956. Finalement Réal viendra compléter leur belle famille en 1958. De plus Félix et Marie-Marthe garderont leurs parents jusqu’à leur décès, soit Aristide Boudreau décédé à 89 ans, son épouse Hortense décédée à 79 ans et Joseph « Jos » Bouchard, le père de Marie-Marthe qui atteindra l’âge de 95 ans.

Félix Boudreau s’impliquera dans sa communauté tout en étant conseiller municipal au début des années 1950. Il fera aussi partie du mouvement Lacordaire pendant 10 ans.

En 1968, il entrera dans les Chevaliers de Colomb. C’est surtout à compter de 1984, après la fondation du Conseil « 8673, Abbé Charles-Nazaire Boudreau » qu’il s’impliquera davantage et occupera divers postes au service de cet organisme.

Félix Boudreau est décédé le 21 janvier 2010.  Son épouse  Marie-Marthe Bouchard avait quitté cette terre plus de cinq ans auparavant, soit le 23 juillet 2004.

Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

mai 15, 2017 at 1:49 1 commentaire

Famille de Lucien Cormier durement éprouvée

Il y a 70 ans, le 15 janvier 1947, cinq personnes d’une même famille de Havre-Aubert périssent dans un incendie. En voulant faire du feu dans le poêle de la cuisine, monsieur Lucien Cormier se trompe de carburant pour activer la flamme et il s’en suivit une terrible explosion. Le feu se propagea alors dans toute la maison à la vitesse de l’éclair.

Son fils, le jeune Léonce réussit à sauter du deuxième étage, ainsi que sa belle-fille, Marie-Marthe Bouchard qui était alors l’épouse de Joseph parti reconduire Rémi à l’Académie Saint-Pierre de Lavernière.

Lucien Cormier ne put sauver les autres personnes qui dormaient au deuxième étage de la maison. Il perdit alors son épouse, Georgianna Borne alors âgée de 51 ans qui partit pour l’au-delà après avoir mis dix enfants au monde et sans avoir eu la chance de voir les derniers atteindre l’âge adulte. Henri-Paul, un jeune homme âgé de 19 ans et Denise de 16 ans, ainsi que les deux benjamines, Marie-Berthe, huit ans et Marie-Paule, six ans périrent avec leur maman dans cet incendie.

février 13, 2017 at 6:58 3 commentaires

ALBIN BOUDREAU, un Madelinot de la diaspora montréalaise.

Albin Boudreau nait à Havre-aux-Maisons, Îles-de-la-Madeleine le 11 octobre 1924. Il est l’un des descendants de Joseph « Castor » Boudrot et de Marguerite Chiasson qui étaient parmi les premières familles venues s’établir aux Îles vers 1767. Albin Boudreau est le huitième des dix enfants de Daniel Boudreau et de Bibiane Thériault.

Albin Boudreau commença à naviguer très jeune et comme plusieurs descendants de son ancêtre, Joseph « Castor », il était quelque peu aventurier. Alors que le bateau sur lequel il travaillait accosta à Montréal, il décida de débarquer pour de bon et de retrouver sa grande sœur Odile qui habitait la métropole. Après avoir assumé différents petits boulots, il s’enrôla dans l’armée comme franc-tireur pour le 22è régiment. Prêt à partir outre-mer pour défendre son pays, il se blessa à un pied à Halifax, ce qui l’exempta d’aller combattre et peut-être de ne jamais revenir au pays. De retour à Montréal, il fit partie de l’armée de réserve jusqu’à la fin de la guerre.

Après avoir exercé différents métiers, il opta pour celui de serrurier et travailla pour Wilfrid Pelletier quelques années pour ensuite continuer à exercer ce métier à son compte, M. Pelletier devenant son fournisseur en la matière. En 1963, la serrurerie Boudreau a pignon sur la rue Atwater sous le nom d’Atwater Locksmith . Un incendie ravage l’établissement et le commerce ouvre de nouveau ses portes au bas de l’immeuble localisé au 2685, rue Notre-Dame ouest, sous la bannière de Boudreau Serrurier Inc. Ayant atteint l’âge adulte, France Boudreau devient la partenaire de son père et opère le commerce seule depuis le décès d’Albin Boudreau à l’âge de 79 ans, survenu le 16 novembre 2003.

Albin Boudreau, en plus de s’occuper de sa famille, en particulier de sa sœur handicapée, était impliqué dans son quartier et dans la paroisse Saint-Irénée de Saint-Henri. Madelinot dans l’âme, il fut l’un des principaux commanditaires de la ligue du Hockey madelinot à Verdun, depuis ses débuts en 1967. Il fut aussi président du Mouvement social Madelinot en 1980-81.

Albin Boudreau a épousé Thérèse Bourgeois le 7 juillet 1951. Son épouse originaire des Îles avait, elle aussi quitté l’archipel pour travailler à Montréal. Le couple Boudreau-Bourgeois eut cinq filles : Carmen, décédée ces dernières années, Ginette, Johanne, France, serrurière et Suzanne qui ne vécut que trois mois.

Avant son décès, Albin Boudreau fit partie de l’Association de la Descendance des Boudrot à Boudreau (lt) (x) pendant plusieurs années.

Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

janvier 9, 2017 at 1:55 Laisser un commentaire

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