Félix à Aristide à Samuel Boudreau de Havre-Aubert

Félix Boudreau est né à Havre-Aubert le 27 juin 1922. Il était le fils d’Aristide et d’Hortense Boudreau, tous deux descendants de François « Manne » Boudrot et de Jeanne Landry, l’une des premières familles de Boudreau à s’établir aux Îles. Il est le dernier des quatre garçons et l’avant-dernier de cette famille de huit enfants.

Ses études élémentaires se complètent à l’école Sacré-Cœur # 8 que l’on surnommait « l’école d’en haut ». En 1939, le jeune Félix Boudreau se dirige vers l’Académie Saint-Pierre de Lavernière où il obtint un diplôme d’un cours  commercial en 1941. Durant ses années d’études, il travaillera comme aide-pêcheur durant l’été.

Avant de trouver un emploi dans son domaine, Félix retournera travailler pendant deux ans comme pêcheur, pour ensuite naviguer dans les eaux internationales sur les bateaux de la marine marchande pendant la deuxième guerre mondiale. Il ira même jusqu’aux Bermudes. Par la suite, il fera un court séjour à Baie Comeau sur la Côte-Nord pour y travailler comme bûcheron. Il retournera à la navigation pour la CTMA sur le bateau Havre-Aubert  qui assurait la liaison entre les Îles, Québec et Montréal.

Enfin, il obtiendra un poste à la Coopérative des pêcheurs de Havre-Aubert comme assistant-gérant pour ensuite occuper le poste de gérant pendant 28 ans.

À la suite de la fermeture de la Coopérative des pêcheurs, Félix Boudreau travaillera en 1973 comme comptable pour la National Sea Products pendant douze ans Il terminera sa carrière de gestionnaire aux Crustacés des Îles. Ayant pris sa retraite du domaine des pêcheries,  il occupera un emploi pour Transport Canada comme maître de port et gardien de quai.

Le 30 décembre 1953, Félix Boudreau épouse Marie-Marthe Bouchard, veuve de Joseph Cormier. Les nouveaux mariés demeureront pendant l’hiver chez Lucien Cormier, le beau-père de Marie-Marthe, Au printemps le couple s’installera dans la maison nouvellement construite par Félix et ils amèneront avec eux Denise Boudreau la deuxième fille de William et d’Antoinette Cormier décédée en juin 1951, quelques mois avant que Marie-Marthe perde son premier mari, Joseph Cormier. Denise demeurera avec Félix et Marie-Marthe jusqu’à ce que son père se remarie.

Félix Boudreau et Marie-Marthe Bouchard auront cinq enfants : Lucie née en 1954, Simone en 1955, deux jumelles Colette et Ginette en 1956. Finalement Réal viendra compléter leur belle famille en 1958. De plus Félix et Marie-Marthe garderont leurs parents jusqu’à leur décès, soit Aristide Boudreau décédé à 89 ans, son épouse Hortense décédée à 79 ans et Joseph « Jos » Bouchard, le père de Marie-Marthe qui atteindra l’âge de 95 ans.

Félix Boudreau s’impliquera dans sa communauté tout en étant conseiller municipal au début des années 1950. Il fera aussi partie du mouvement Lacordaire pendant 10 ans.

En 1968, il entrera dans les Chevaliers de Colomb. C’est surtout à compter de 1984, après la fondation du Conseil « 8673, Abbé Charles-Nazaire Boudreau » qu’il s’impliquera davantage et occupera divers postes au service de cet organisme.

Félix Boudreau est décédé le 21 janvier 2010.  Son épouse  Marie-Marthe Bouchard avait quitté cette terre plus de cinq ans auparavant, soit le 23 juillet 2004.

Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

mai 15, 2017 at 1:49 1 commentaire

Famille de Lucien Cormier durement éprouvée

Il y a 70 ans, le 15 janvier 1947, cinq personnes d’une même famille de Havre-Aubert périssent dans un incendie. En voulant faire du feu dans le poêle de la cuisine, monsieur Lucien Cormier se trompe de carburant pour activer la flamme et il s’en suivit une terrible explosion. Le feu se propagea alors dans toute la maison à la vitesse de l’éclair.

Son fils, le jeune Léonce réussit à sauter du deuxième étage, ainsi que sa belle-fille, Marie-Marthe Bouchard qui était alors l’épouse de Joseph parti reconduire Rémi à l’Académie Saint-Pierre de Lavernière.

Lucien Cormier ne put sauver les autres personnes qui dormaient au deuxième étage de la maison. Il perdit alors son épouse, Georgianna Borne alors âgée de 51 ans qui partit pour l’au-delà après avoir mis dix enfants au monde et sans avoir eu la chance de voir les derniers atteindre l’âge adulte. Henri-Paul, un jeune homme âgé de 19 ans et Denise de 16 ans, ainsi que les deux benjamines, Marie-Berthe, huit ans et Marie-Paule, six ans périrent avec leur maman dans cet incendie.

février 13, 2017 at 6:58 3 commentaires

ALBIN BOUDREAU, un Madelinot de la diaspora montréalaise.

Albin Boudreau nait à Havre-aux-Maisons, Îles-de-la-Madeleine le 11 octobre 1924. Il est l’un des descendants de Joseph « Castor » Boudrot et de Marguerite Chiasson qui étaient parmi les premières familles venues s’établir aux Îles vers 1767. Albin Boudreau est le huitième des dix enfants de Daniel Boudreau et de Bibiane Thériault.

Albin Boudreau commença à naviguer très jeune et comme plusieurs descendants de son ancêtre, Joseph « Castor », il était quelque peu aventurier. Alors que le bateau sur lequel il travaillait accosta à Montréal, il décida de débarquer pour de bon et de retrouver sa grande sœur Odile qui habitait la métropole. Après avoir assumé différents petits boulots, il s’enrôla dans l’armée comme franc-tireur pour le 22è régiment. Prêt à partir outre-mer pour défendre son pays, il se blessa à un pied à Halifax, ce qui l’exempta d’aller combattre et peut-être de ne jamais revenir au pays. De retour à Montréal, il fit partie de l’armée de réserve jusqu’à la fin de la guerre.

Après avoir exercé différents métiers, il opta pour celui de serrurier et travailla pour Wilfrid Pelletier quelques années pour ensuite continuer à exercer ce métier à son compte, M. Pelletier devenant son fournisseur en la matière. En 1963, la serrurerie Boudreau a pignon sur la rue Atwater sous le nom d’Atwater Locksmith . Un incendie ravage l’établissement et le commerce ouvre de nouveau ses portes au bas de l’immeuble localisé au 2685, rue Notre-Dame ouest, sous la bannière de Boudreau Serrurier Inc. Ayant atteint l’âge adulte, France Boudreau devient la partenaire de son père et opère le commerce seule depuis le décès d’Albin Boudreau à l’âge de 79 ans, survenu le 16 novembre 2003.

Albin Boudreau, en plus de s’occuper de sa famille, en particulier de sa sœur handicapée, était impliqué dans son quartier et dans la paroisse Saint-Irénée de Saint-Henri. Madelinot dans l’âme, il fut l’un des principaux commanditaires de la ligue du Hockey madelinot à Verdun, depuis ses débuts en 1967. Il fut aussi président du Mouvement social Madelinot en 1980-81.

Albin Boudreau a épousé Thérèse Bourgeois le 7 juillet 1951. Son épouse originaire des Îles avait, elle aussi quitté l’archipel pour travailler à Montréal. Le couple Boudreau-Bourgeois eut cinq filles : Carmen, décédée ces dernières années, Ginette, Johanne, France, serrurière et Suzanne qui ne vécut que trois mois.

Avant son décès, Albin Boudreau fit partie de l’Association de la Descendance des Boudrot à Boudreau (lt) (x) pendant plusieurs années.

Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

janvier 9, 2017 at 1:55 Laisser un commentaire

Événement à Verdun

Lancement de la deuxième édition du livre de l’auteure Pauline Carbonneau, Découverte et peuplement des Îles-de-la Madeleine. Une présentation vidéo avec commentaires fera connaître cet ouvrage; les ajouts et  modifications qui ont été apportés seront mentionnés. L’événement aura lieu au Mouvement social Madelinot à compter de 13h.30 au

3690 rue Wellington à Verdun. Nous vous attendons en grand nombre, Madelinots de souche et d’adoption.

Renseignements : Tel : 514-766-4254   courriel :  carbonneau.pauline@videotron.ca

novembre 7, 2016 at 4:25 2 commentaires

DÉCOUVERTE ET PEUPLEMENT DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE NOUVELLE ÉDITION

Les Éditions la Morue verte sont heureuses d’annoncer que la nouvelle édition du livre Découverte et peuplement des îles-de-ta-Madeleine de l’auteure Pauline Carbonneau sera bientôt disponible en librarie.

Au moment où Jacques Cartier débarque en sol madelinot, les Îles avaient déjà été fréquentées par des Amérindiens et des Européens. Ce n’est toutefois qu’après la Conquête britannique de lAcadie et de Ia Nouvelle-France que commence réellement le peuplement de l’archipel. Pauline Carbonneau couvre en détail ces premiers chapitres de l’aventure madelinienne.

L’auteure s’intéresse également aux origines des premiers colons et aux norns qu’ils apportèrent avec eux. Les Acadiens ont été parmi les premiers à s’installer aux Îles et ils forment encore aujourd’hui la majorité de sa population. lls ne furent toutefois pas les seuls, accompagnés de familles canadiennes, jersiaises, françaises, écossaises, italiennel irlandaises, allemandes, libanaises, russes, suédoises ou syriennes.

Finalement, Découverte et peuplement des Îles-dela-Madeleine s’intéresse aux nombreux Madelinots qui ont du quitter leur coin de pays au fil du temps, COMMUNIQUÉ POUN DIFFUSION IMMÉDIATE îles-or-m-UADELEtNE, I 3 juin 201 6. îles-oe-LA-MADELETNE souvent pour trouver de meilleures conditions de vie sur le continent.

L’AUTEURE

Depuis 2000, Pauline Carbonneau mène des recherches sur l’histoire des îles-de-la-Madeleine, sa terre natale. L’auteure, historienne autodidacte et retraitée de l’enseignement avait dû elle-même quitter l’archipel à l’âEe de 20 ans pour faire carrière dans léducation sur la grand’terre.

août 22, 2016 at 12:50 1 commentaire

Ralliement acadien du Québec 2016-07-06

Les 1er, 2 et 3 juillet 2016  les Acadiens du Québec, des Maritimes et d’ailleurs se rencontraient à Bonaventure, tout comme ils l’avaient fait en 2012 à Saguenay, pour fraterniser, échanger et célébrer leur identité acadienne.

Le 1er juillet, les Fêtes débutent avec Gallantine qui raconte sous forme de conte, l’histoire des Acadiens qui se sont installés sur les bords de la Baie-des-Chaleurs et sur les plateaux de la Matapédia. Cette activité familiale fut suivie de l’ouverture de l’exposition Une réserve du Très’Art  qui regroupait les œuvres d’artistes du Québec, des provinces atlantiques et de la Louisiane. Des bronzes et des plâtres de l’artiste acadien, Louis-Philippe Hébert y figuraient

L’après-midi a débuté avec le lancement du livre d’André-Carl Vachon « Les Acadiens déportés qui acceptent l’offre de Murray, 1765-1768 », une rencontre agrémentée d’une conférence-causerie au Centre Bonne Aventure. Sous le chapiteau, un atelier de danse traditionnelle a permis aux « swigneux » de se délier les jambes, avant l’ouverture officielle de Ralliement acadien du Québec, du Forum acadien histoire et patrimoine et de l’exposition du philatéliste, Guy Desrosiers qui présente une collection de timbres ayant un lien avec l’histoire de l’Acadie.

La journée se termine avec un Grand spectacle acadien suivi d’un feu d’artifice, de quoi contenter les fêtards  qui savent célébrer tard dans la soirée.

La journée du samedi, 2 juillet était particulièrement celle des conférences mais avant de débuter ces rencontres avec le savoir, chacun des organismes acadiens du Québec et des Maritimes pouvaient se présenter et faire connaître leurs activités et leur expertise. Une belle occasion de créer des partenariats. Les échanges entre les différents regroupements continueront tout au long du Ralliement.

L’historien Pascal Alain, au C.V. bien rempli, est  maintenant  directeur de la culture et du tourisme à Carleton-sur-Mer, sa ville natale. Il a su intéresser l’auditoire en décrivant l’implantation des  Acadiens en terre gaspésienne qui a été parsemée d’embuches.

Suivra Michel Goudreau, président et  membre fondateur de la Société historique Machault et membre fondateur du Camp d’histoire vivante de Ristigouche. Il nous parlera des réfugiés acadiens de la Petite-Rochelle, un site auquel il travaille toujours pour le mettre en valeur  et diriger des recherches.

L’après-midi débutera avec la conférence-causerie de Rachel Bernard, directrice du développement communautaire et  des services à la petite enfance du Carrefour communautaire Beausoleil à Miramichi. Elle a su lever le voile sur le Camp d’Espérance en informant l’auditoire sur les recherches en cours ainsi que sur les nombreux projets qui en découlent.

Par la suite, Georges Arsenault, historien et ethnologue de l’Île-du-Prince-Édouard nous entretiendra de quelques traditions reliées à la période hivernale, entre autres la Chandeleur et la Mi-Carême.

La table ronde sur l’ « acadianité », fut sans contredit le débat le plus important du Ralliement à savoir comment ce concept pas facile à définir, revêt un caractère différent chez chacun des participants. Deux grandes questions ont été débattues à savoir : Qu’est qu’un  Acadien, une Acadienne en 2016? et Comment se manifeste l’identité acadienne dans nos régions respectives? En 2016, l’identité acadienne se manifeste par une prise de conscience de faire avancer la cause, plutôt que de s’attarder à porter un caractère nostalgique sur le passé.  Cependant, l’identité acadienne revêt un caractère différent dans chacune de nos régions. La grande question est de savoir si l’on peut endosser l’appartenance à la cause acadienne tout en endossant  notre identité régionale? La majorité des participants pensent que oui mais un bémol surgit pour ce qui est des Souverainistes du Québec qui veulent se doter d’un pays, tout comme les Acadiens qui voulaient retrouver le leur. La cause acadienne avancera au Québec que si Fédéralistes et Souverainistes s’unissent en travaillant ensemble pour la faire reconnaître.

Pendant qu’un petit nombre de participants grelottants, tenaient à assurer une présence aux causeries sous le chapiteau, le spectacle « Ode à l’Acadie » se déroulait à l’Église de Bonaventure, devant une assistance qui voulait se réchauffer le  corps et le cœur. Le « Choeur  Échos d’Arcadie » dont la réputation n’est plus à faire, accompagné de la Chorale de Bonaventure, ont su rendre hommage à la chanson acadienne avec des arrangements entrainants.

À la suite de la rencontre annuelle du Réseau acadien histoire et patrimoine, un banquet clôturera cette journée. Ce banquet était sous la présidence d’honneur de Monsieur Bernard Landy, ex-premier ministre du  Québec et Acadien de la région de Lanaudière. Les organisateurs ont profité de l’événement pour lancer la campagne de financement de la Fondation du Musée acadien du Québec ainsi que la remise du prix Réseau acadien histoire et patrimoine à René Cormier, président de la Société nationale de l’Acadie. Les participants furent invités à assister au 3e Ralliement acadien qui aura lieu à Bécancour en 2020.

Dimanche le 3 juillet, la journée commence à 8 heures avec un récital de Donat et Émé Lacroix. Une messe typiquement acadienne suivra, où l’on prendra soin de nommer l’ascendance des célébrants et de ceux qui prendront la parole. Par la suite, un circuit patrimonial guidé, permettra de découvrir les éléments du patrimoine acadiens de Bonaventure, en commençant par l’église Saint-Bonaventure, monument important érigé en 1855.

Au brunch du dimanche, l’auteur Fernand  Arsenault, natif de Bonaventure et représentant de la diaspora acadienne nous a livré une présentation de son parcours de vie qu’il a pris soin de publier en trois tomes. Ce grand Acadien laisse tout un héritage. Par la suite, ce fut le temps des Au revoir, pour la majorité des participants venus de loin Pour les autres, le lancement du documentaire sur l’église de Bonaventure ainsi que la clôture du Ralliement du Québec avait lieu à l’église. Vers 15 heures une visite guidée VIP du Musée acadien du Québec  a permis de mieux comprendre l’importance et les particularités de la présence acadienne au Québec avec l’exposition Une Acadie québécoise. Quant à celle sur les Secrets d’Acadiens, elle permet d’admirer les maquettes des bâtiments de Bonaventure, conçues par Marcel Arsenault qui nous fait découvrir les richesses de l’architecture locale. Une réserve du Très Art avec les œuvres de Louis-Philippe Hébert et les tableaux d’artistes de l’est du Canada présentent une vision de l’Acadie et de son histoire.

Le 2e Ralliement acadien du Québec se terminera par un court documentaire sur les Acadiens de Bécancour avec une présentation de la région hôtesse du 3e Ralliement acadien du Québec.

Rendez- vous à Bécancour en 2020.

 

Pauline Carbonneau, auteure de Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

août 17, 2016 at 8:32 Laisser un commentaire

Lancement du livre de Pauline Carbonneau, Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine

Mardi, 28 juin 2016, 14h.

Au Musée de la Mer

1023, route 99, Havre-Aubert, Qc.

Téléphone : 418-937-5711

juin 7, 2016 at 12:32 6 commentaires

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